La Foi vers la voie

La foi  permet d’aller vers la voie, vers votre voie et c’est en cheminant qu’elle se révèle.

Si la raison procède par preuve, elle explique, elle justifie ; la foi, elle, ne procède pas par preuve, elle est. Elle se mesure par des actes, comme l’Amour, d’où son silence.

La foi n’a rien à voir avec la foi sociologique que l’on trouve à sa naissance, avec la religion dans laquelle on naît. Là, ce sont des croyances.

En sentant vivre en soi un grand courant de vie venu de nos profondeurs, nous nous ouvrons à un être vivant infini et éternel. La foi est ouverture à une telle ouverture.

La foi n’est pas une absence de connaissance puisqu’elle est l’acte vivant par lequel on se relie à la source même de la vie en partant de la vie qui s’écoule en soi.

Lowen lui définit la Foi ainsi : «La foi est une façon d’être présent au monde, d’être en contact avec soi-même, avec l’univers, avec la vie… La foi est un phénomène biologique et non une création du psychisme. » 

La foi est connaissance, raison vivante et en acte.

La foi et l’ouverture de l’homme intérieur sont une seule et même chose, la foi consiste à croire en cet homme et à la vivre. Il est juste de dire qu’elle incarne le salut sur terre. Avec elle, nous voyons qui nous sommes en profondeur.

Le chemin de la foi passe par le chemin du corps (cadeau du yoga) ; la spiritualité est aussi dans le corps. La foi est ancrée en nous, mais il faut aller la chercher.

La foi venant de l’écoute, ceci nous ramène à la connaissance de soi (svadhyaya), l’étude de soi étant un pilier de la médecine ayurvédique (science de la vie). Il convient pour écouter et aimer de s’écouter et s’aimer afin de se faire du bien et bien sûr faire du bien autour de nous.. Il est donc nécessaire de surveiller et d’inspecter tout ce qui se passe en nous (corps, sens, esprit), pour rétablir éventuellement l’équilibre et ainsi pouvoir développer la compassion.

L’Amour altruiste : Nous avons tous fait l’expérience d’une bienveillance à l’égard d’êtres souffrants. Certains êtres ont du mal à considérer le bien d’autrui comme un but essentiel. Cultiver l’altruisme permet d’accomplir le bien des autres et représente pour nous la manière d’être la plus satisfaisante qui soit. Le sentiment exacerbé de l’importance de soi n’engendre en réalité que tourment.

La quête du bonheur uniquement pour soi-même  est vouée  à l’échec, puisque l’égocentrisme est à la source de notre mal être. « Quand le bonheur égoïste est le seul but de la vie, la vie est bientôt sans but » écrivait Romain Rolland. Et François Cheng de rajouter : « On ne peut connaître sa meilleure part que grâce à la connaissance de la meilleure part de l’autre »

A propos

Jeannot, enseignant de yoga (formation André Van Lysebeth), affilié à la FIDHY (fédération inter-enseignements de hatha-yoga)